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Les médecines douces – des pratiques traditionnelles pour des soins en douceur

24 juillet 2021
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Auteur: Umuntu Blog

Les médecines douces, appelées également « médecines alternatives ou non-conventionnelles » ou encore « médecines traditionnelles » réunissent plus d’une centaine de pratiques qui n’utilisent pas de médicaments, ni de techniques de la médecine conventionnelle pour traiter les patients.

Les médecines douces se distinguent de la médecine conventionnelle qui se base sur des faits prouvés scientifiquement. En France, l’Académie Nationale de Médecine les dénomme comme étant des “thérapies complémentaires” alors que Conseil de l’Ordre des Médecins utilise le terme “médecines alternatives et complémentaires”.

Les médecines traditionnelles

Un certain nombre des médecines douces sont ancestrales, connues et utilisées depuis des millénaires. Dans ce cas, elles sont considérées comme médecines “traditionnelles”.

Voyons d’abord quelques exemples de médecines traditionnelles et en quoi elles consistent.

La phytothérapie traditionnelle

La phytothérapie traditionnelle se base sur l’usage des plantes médicinales, basé sur des savoirs ancestraux. Cette médecine douce privilégie une approche holistique des effets des plantes sur l’individu, en utilisant des préparations adaptées, administrées surtout par voie orale sous forme de tisanes, de poudres ou des tinctures ou encore par voie externe sous forme d’inhalations, de massages, de cataplasmes, etc.

La phytothérapie traditionnelle se distingue de la phytothérapie moderne, appelée aussi « phytothérapie médicale », qui utilise des méthodes plus élaborées d’extraction des principes actifs des plantes médicinales, en se basant sur leurs propriétés prouvées par une approche scientifique d’analyses biochimiques et pharmacologiques de ces composants.

L’acupuncture

L’acupuncture est une médecine douce se basant sur une pratique thérapeutique dont les origines sont étroitement liées à la tradition médicale chinoise. Elle consiste dans la stimulation de zones précises appelées « points d’acupuncture » avec notamment des aiguilles.

Toutefois, la médecine traditionnelle chinoise (MTC) est constituée de toutes les théories et pratiques de santé utilisées tout au long de l’histoire du monde chinois. Elle trouve ses fondamentaux dans un corpus de textes dont les plus anciens sont datés du Ve siècle avant J.-C. – le Zuo Zhuan.

La MTC se compose de plusieurs disciplines et pratiques en incluant – en plus de l’acupuncture que nous venons de vous présenter – la pharmacopée spécifique, le massage ainsi que des exercices énergétiques comme le qi gong et d’autres pratiques thérapeutiques.

L’utilisation de l’acupuncture est tout aussi ancienne en Inde, et elle est mentionnée depuis 5 000 ans dans l’Ayurveda qui est le traité de médecine ayurvédique constituant la médecine traditionnelle indienne.

La médecine ayurvédique

L’ayurveda ou la médecine ayurvédique se base sur le Véda qui réunit des textes sacrés de l’Inde antique. Cette approche médicale holistique ancienne est toujours beaucoup pratiquée en Inde, au Népal, au Sri Lanka. Cette médecine douce a convaincu de nombreux adeptes à travers le monde. L’objectif de la médecine ayurvédique est triple : maintenir la santé, guérir les maladies et accomplir la réalisation de soi.

Les médecines douces plus récentes ou complémentaires

D’autres médecines alternatives sont apparues au XVIIIe siècle ou au XIXe siècle comme étant également des thérapies holistiques, et considérant, tout comme les médecines traditionnelles, l’individu dans sa globalité. Ces médecines douces tiennent compte également du mode de vie de la personne et de son histoire personnelle.

Voyons les principales médecines douces :

La naturopathie

La naturopathie est une médecine douce faisant partie d’un courant apparu au XIXe siècle, dont les racines remontent en réalité dans certains principes émis par Hippocrate en Grèce antique ou dans l’Ayurveda ou encore dans la médecine traditionnelle chinoise.

Les pratiques de la naturopathie visent à équilibrer le fonctionnement de notre organisme par des moyens naturels comme l’alimentation, la phytothérapie, l’aromathérapie, une hygiène de vie saine, une activité physique régulière, etc.

La naturopathie a été reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis 1978 comme « médecine traditionnelle occidentale ». L’Unesco qualifie également la naturopathie comme étant une « médecine traditionnelle ».

En Europe la naturopathie est considérée comme une “médecine non conventionnelle” par la résolution européenne du 29 mai 1997 (Collins & Lannoye) qui a pour but d’encourager les pays membres à intégrer dans leurs pratiques de santé ces médecines non-conventionnelles.

La kinésiologie

La kinésiologie est une discipline étudiant les mouvements et postures du corps de plusieurs points de vue : biomécanique, articulaire et musculaire. Son nom provient du grec ancien « kínêsis » qui signifie « mouvement » et de « lógos » qui signifie la science.

Elle constitue la base d’une médecine douce portant le même nom, qui s’est développée dans les années 1960 aux États-Unis. Elle consiste notamment dans l’identification des faiblesses musculaires grâce à un ensemble de techniques provenant de plusieurs domaines : biologique, psycho-émotionnel, nutritionnel, neurologique et énergétique. La kinésiologie a comme objectif une bonne forme physique et psychique de l’individu, ainsi qu’un équilibre émotionnel entre la vie personnelle et professionnelle.

L’aromathérapie

L’aromathérapie est une médecine douce utilisant les composés aromatiques extraits de plantes, sous forme d’huiles essentielles, à des fins thérapeutiques. Utilisé pour la première fois par le chimiste français – René Maurice Gattefossé – en 1935, ce terme provient du latin et grec « aroma » et du grec « therapeia » signifiant soin, cure.

Au début, cette médecine complémentaire était pratiquée comme une branche de la phytothérapie, mais de nos jours l’aromathérapie a fait l’objet de nombreuses études scientifiques prouvant ses effets thérapeutiques liés aux propriétés des huiles essentielles.

L’aromathérapie réunit plusieurs pratiques thérapeutiques utilisant les huiles essentielles sous différentes formes : onction ou crème par voie externe, dispersion dans du miel, de l’huile alimentaire ou sur un sucre par voie orale ou encore leur diffusion dans l’air par l’intermédiaire d’un diffuseur ou des aérosols obtenus par leur nébulisation.

L’ostéopathie

L’ostéopathie est une médecine douce qui se base sur des manipulations manuelles du système musculosquelettique, ainsi que des pratiques de relâchement myofascial apportant un soulagement et une amélioration dans les troubles fonctionnels.

Fondée en 1874 par Andrew Taylor Still, médecin américain, cette médecine alternative est reconnue dans plusieurs pays, et même en France. L’OMS a publié en 2010 une définition de l’ostéopathie en considérant qu’elle “repose sur l’utilisation du contact manuel pour le diagnostic et le traitement (…), en mettant l’accent sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps et la tendance intrinsèque de l’organisme à s’auto-guérir. (…) Cette approche holistique de la prise en charge du patient est fondée sur l’idée que l’être humain constitue une unité fonctionnelle dynamique, dans laquelle toutes les parties sont reliées entre elles.“.

La chirologie

Le nom de cette médecine douce vient du grec « kheir » signifiant “main” et de « logos » – étude, science. Sa pratique consiste dans l’étude approfondie de la main d’une personne afin d’établir les dysfonctionnements et déséquilibres qui se trouvent dans son organisme.

Très appréciée en Inde et dans le monde Oriental, cette médecine alternative n’a pas la même popularité dans notre monde Occidental. Il faut dire que la confusion avec la chiromancie est monnaie courante alors qu’il s’agit de deux pratiques bien différentes. La chirologie vise la prévention et permet d’identifier des comportements engendrant un déséquilibre et des dysfonctionnements au niveau de certains organes de la personne considérée.

La chiropraxie

La chiropraxie est une médecine douce se basant sur une pratique manuelle thérapeutique visant également la prévention, le diagnostic et aussi le traitement des troubles de l’appareil locomoteur ainsi que de leurs mauvais effets sur la santé. Le principe donc de cette pratique vise à éliminer toute interférence limitant la communication du système nerveux pour optimiser le potentiel de santé de l’individu.

L’hypnose et l’hypnothérapie

L’hypnose est une pratique utilisée dans plusieurs approches thérapeutiques, humanistes, psychanalytiques. Ainsi elle sert d’outil dans plusieurs types de thérapies comme celles cognitives et comportementales, les thérapies brèves, systémiques, etc.

L’hypnothérapie consiste à l’accompagnement d’une personne par un praticien qualifié afin de l’aider à accéder aux souvenirs afin de les rappeler au conscient la plupart du temps, mais aussi de rendre difficile l’accès à un ou plusieurs souvenirs traumatiques et voire créer de faux souvenirs dans un but thérapeutique.

Même s’il ne s’agit pas d’une médecine douce, mais plutôt d’une pratique ou d’un outil utilisé par les praticiens de divers médecines alternatives, l’hypnose appartient aux pratiques thérapeutiques non conventionnelles selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) comme vous pouvez le constater dans le dossier “Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose” publié en 2015.

L’homéopathie

L’homéopathie est une médecine douce fondée par le médecin allemand Samuel Hahnemann en 1796. Très controversée de nos jours, cette pratique se fonde sur la possibilité de soigner un patient avec des substances très fortement diluées en considérant que si elles étaient concentrées, elles provoqueraient des symptômes similaires à ceux qu’il ressent.

Cette approche thérapeutique a été conçue par son fondateur après l’observation du mécanisme de l’utilisation du quinquina, utilisé à faible dose pour lutter contre les symptômes du paludisme. Constatant que cette substance provoquait à forte dose des fièvres similaires au paludisme, il a appliqué le même mécanisme en développant cette médecine douce qui continue à avoir de nombreux adeptes.

La respirologie

La respirologie est une médecine douce visant l’utilisation optimale de la respiration et la compréhension de l’être humain grâce au souffle. Ses techniques ont pour but de réapprendre à respirer correctement et ainsi de permettre une oxygénation plus efficace du cerveau, des organes et de tout notre organisme. Cette médecine alternative puise ses origines dans les pratiques énergétiques et sportives, la méditation et dans plusieurs thérapies comme la kinésithérapie, l’ostéopathie, le Tai Chi, etc.

La réflexologie

La réflexologie est une médecine douce utilisant le massage et se basant sur le principe que chaque organe correspond à un point sur les mains, les pieds ou les oreilles. Elle se base sur les travaux de plusieurs personnes : Eunice Ingham, infirmière et physiothérapeute américaine, le Dr. Alfons Cornelius, mais aussi sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise. Toutes les écoles et courants qui existent se basent sur des techniques de toucher spécifique sur ces zones afin de localiser des tensions créant des dysfonctionnements dans l’organisme et des pratiques de pression visant à les dissiper afin de rétablir l’équilibre et l’harmonie du corps.

Il y a plusieurs types de réflexologie en fonction de la zone du corps sur laquelle ces techniques agissent : la réflexologie plantaire au niveau des pieds, la réflexologie palmaire au niveau des mains, l’auriculothérapie au niveau des oreilles, la réflexologie faciale au niveau du visage, etc.

Conclusion

Nous aurions du mal à évoquer toutes les médecines douces car plus de 400 pratiques thérapeutiques traditionnelles et complémentaires sont recensées par l’OMS. Dans sa “Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014 – 2023”, l’OMS rappelle que ces médecines constituent un pan important et souvent sous-estimé des soins de santé. Cette

stratégie a deux grands objectifs : “épauler les États Membres qui cherchent à

mettre à profit la contribution de la médecine traditionnelle et complémentaire à la santé, au bien-être et aux soins de santé centrés sur la personne et favoriser un usage sûr et efficace de la MT/MC au

moyen d’une réglementation des produits, des pratiques et des praticiens.

Enfin sachez que l’OMS et l’Inserm distinguent quatre grandes catégories de médecines non-conventionnelles :

  1. Les thérapies biologiques : via des produits naturels à base de plantes, de minéraux ou d’animaux comme la phytothérapie, l’aromathérapie, etc.;
  2. Les thérapies manuelles comme l’ostéopathie, la kinésiologie, la chiropraxie, la chirologie, la réflexologie; etc.;
  3. Les thérapies corps-esprit comme l’hypnose, la méditation, la sophrologie, la respirologie, etc.;
  4. Les thérapies se basant sur des fondements théoriques propres comme l’acupuncture ou l’homéopathie.

Dans tous les cas, les médecines alternatives et complémentaires (MAC) font de plus en plus leur entrée dans les hôpitaux en France comme vous pouvez le lire dans cet article à ce sujet.

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